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Band of Brothers – Brecourt Manor

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Brecourt Manor reprend l’un des exploits de la journée du 6 juin 1944 (voir plus bas dans cette page) et est également le thème d’un des épisodes de la somptueuse série produite par HBO « Band of Brothers » durant la campagne de Normandie. L’objectif est de faire sauter les Flak : ça promet de bons moments de tension d’autant plus que des avions passent très souvent pour larguer des bombes sur l’espace de jeu. Les déplacements dans les tranchées apportent beaucoup de réalisme. En version OBJ et avec Bots.



Le manoir de Brécourt 6 juin 1944 – Le coup de génie tactique du 1st lieutenant Richard « Dick » Winters de la Easy Company

Dans la matinée du 6 juin, la compagnie E du 2ème bataillon, 506e régiment d’infanterie parachutée de la 101e division aéroportée n’avait encore aucune nouvelle de son chef, le lieutenant Thomas Meehan. A cette heure personne ne savait qu’en réalité il était mort dans le crash de son transporteur, la nouvelle fut connue beaucoup plus tard. En son absence le commandement de la « Easy Company » revenait au 1st lieutenant Richard « Dick » Winters. Après avoir pris contact avec les autres compagnies de son bataillon au hameau du Grand Chemin dans la matinée, l’officier fut chargé de mettre au point un plan pour la destruction d’une position d’artillerie initialement repérée comme étant quatre canons de 88mm. Ces obusiers pilonnent la plage d’Utah ainsi que la chaussée n°2, et toutes les tentatives menées plus tôt avaient toutes échouées.

Vers 8h30, le lieutenant Winters au retour d’une mission de reconnaissance sur la position allemande réunit une équipe de 13 hommes de sa propre compagnie, mais aussi d’autres paras qui se sont retrouvés séparés de leurs unités respectives. Sans plus d’informations que sur la position approximative des canons (au Sud du Grand Chemin), l’équipe de Winters prend d’assaut le manoir de Brécourt situé à environ 5km au Sud-Ouest d’Utah et au Nord de Sainte-Marie-du-Mont. Bientôt ils découvrent la batterie n°6 du 90e Regiment d’Artillerie allemand, constituée en réalité de quatre canons de 105mm, reliés entre eux par un réseau de tranchées, et défendus par un peloton de soldats allemands. Ces hommes faisaient partie sans nul doute du 6e Regiment de parachutistes du colonel von der Heydte, équipés de MG 42. Le 1er Bataillon du 6e Régiment de Fallschirmjäger avait été déplacé de Carentan vers Sainte-Marie-du-Mont depuis l’après-midi de la veille, mais était arrivé durant la nuit. La 1ere compagnie de grenadiers de la 709e DI était stationnée à Sainte-Marie-du-Mont et avait la responsabilité du périmètre, des éléments du 1058e Regiment de Grenadiers dépendant de la 91e DI défendaient tout le voisinage et l’artillerie faisait aussi partie de cette division. Au Nord-Ouest de Turqueville se trouvait le 795e bataillon Géorgien, attaché à la 709e DI, mais qui ne se trouvait vraisemblablement pas présent du fait de la difficulté du terrain. Quelle que soit l’unité qui défendait la batterie, les parachutistes américains avaient en face d’eux une bonne soixantaine d’Allemands. L’unité assignée à la défense de la batterie avait sans doute pris la fuite en raison des nombreux parachutages de la nuit et le colonel von der Heydte en s’apercevant de cela avait immédiatement ordonné à son 1er bataillon de prendre en charge la position.

Manoir de Brécourt

Richard Winters établit son plan. Il positionne deux mitrailleuses M1919 pour un tir de couverture, servies par Liebgott, Petty, Plesha  et Hendrix et envoi plusieurs hommes ( le lieutenant Lynn D.  Campton, le soldat Donald Malarkey et le sergent William J. Guarnere) sur un flanc pour détruire un nid de  mitrailleuse à la grenade, anisi que pour fournir un appui feu supplémentaire. Les tranchées reliant les canons entre eux furent très utiles pour les Allemands afin d’approvisionner les pièces et renforcer la défense, mais elle le furent tout autant pour l’infiltration des paras américains dans la position. Ainsi ayant détruit un premier canon, l’équipe de Winters les utilisèrent pour pouvoir approcher très rapidement à couvert et attaquer les autres canons un par un  en plaçant un bloc de TNT doublé d’une grenade à manche allemande pour l’amorçage dans la gueule des obusiers.

Richard « Dick » Winters (21 janvier 1918 – 2 janvier 2011)

Des renforts conduits par le lieutenant Ronald Speirs de la Dog Company arrivèrent pour l’attaque du dernier canon. Cet officier avait la réputation d’être un excellent meneur d’hommes  et extrêmement agressif, il se lança  au pas de course hors des tranchées s’exposant ainsi au feu ennemi. Sitôt les canons détruits les hommes de Richard D. Winters furent pris sous le feu important de mitrailleuses provenant du manoir de Brécourt, et furent contrains de battre en retraite. Auprès d’un des canons Winters trouva une carte allemande avec tous les emplacements des batteries et des mitrailleuses de la péninsule du Cotentin, ce renseignement fut très utile et transmis aussitôt au commandement. Il fait venir deux sherman arrivés d’Utah afin d’éliminer les dernières poches de résistances ennemies.

Durant les combats Winters dénombra un mort, le soldat John D. Hall et le soldat Robert « Popeye » Wynn fut blessé. Evacué en Angleterre il regagna la Easy Compagnie  juste avant l’opération Market Garden. Le major Andrew Hill fut lui aussi tué en cherchant le QG du 506th P.I.R. La Dog Company  eut deux tués et un blessé.  Avec la destruction de cette batterie les troupes débarquant sur Utah Beach ne subirent que très peu de pertes et le colonel Robert Sink, commandant le 506th proposa le lieutenant Winters pour la Medal of Honor, mais seule la Distinguished Service Cross lui fut attribué. Cette attaque avait été si parfaitement menée qu’elle continue d’être enseignée à l’Académie militaire de West Point.

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